20.07.2009 | Ecrit par Michael Dupuy | Catégorie : News
La crise que nous venons de subir débute réellement en 2000, lorsque le président de la Réserve Fédérale (FED) de l’époque, Alan Greenspan, décide de baisser les taux directeur US à 1%.
Nombreux sont les foyers américains à obtenir des crédits à des taux avantageux et ainsi à devenir propriétaire. Le marché de l’immobilier est soutenu et il connait une croissance régulière.
Le petit grain de sable qui va venir enrayer la machine n’est autre que les subprimes, ces fameuses parts de crédit adossé à la dette des foyers, et mélangés à d’autres produits financiers.
Les chiffres de la croissance, de nouveau positif ces dernières années, ont logiquement poussé la FED à remonter ses taux ce qui a participé à faire ralentir le marché immobilier.
Les prix devenant élevés et un secteur sous pression, n’auront pas manqué de faire exploser la bulle immobilière qui s’est créée. La propagation de la crise est fulgurante, avec une dévaluation des fameux subprimes, suite aux impayés des foyers américains contraints de céder leur maison.
Les produits financiers contaminés sont massacrés à la bourse et entraînent de nombreuses faillites, plus particulièrement les banques ayant tenté de profiter de l’aubaine qui s’est présentée à elles.
Lorsque les marchés se sont effondrés, les investisseurs ont vu leur centre d’intérêt migrer vers des marchés plus « sécuritaires ». Ils ont ainsi porté leur dévolu sur le marché des matières premières et ont crée un véritable tourbillon.
La spéculation a poussé le prix de l’Or noir sur les 150 dollars, ce qui a réellement été le coup de massue pour les consommateurs du monde entier, entreprises et simples consommateurs.
La crise immobilière s’est transformée en crise économique, qui s’est transformée en crise financière, pour devenir au final une crise de confiance des investisseurs.
Les liquidités se sont faits rares et les banques n’ont pas joué leur, en coupant et en asséchant le robinet des crédits, produisant un « credit crunch ».
La confiance semble revenir et l’on peut penser que d’ici la fin de l’année, les Banques Centrales et les états vont continuer à soutenir les banques en difficulté. L’effort sera de moins en moins important à fournir car une stabilisation s’opère dès à présent.
Les modèles économiques développés ces dernières années ont permis de créer rapidement des emplois et développer des sociétés à l’international. Couper court à cette crise aurait permis de limiter les dégâts et d’éviter une vague massive de licenciements et de faillites.
Malheureusement il semblerait que la réactivité et le manque de clarté a fait perdre beaucoup de temps. La reprise de 2003, suite à l’éclatement de la bulle internet de 2000, fut dynamique.
La situation peut s’avérer être similaire en 2010 étant donné que nous sommes face à de grandes restructurations mais que nous avons déjà opéré de nombreux changements. La spéculation s’est immiscée dans le débat et son écartement pourrait permettre un retour rapide.
Les banques doivent reprendre leur rôle de prêteur et rendre accessible aux entreprises les crédits, et une régulation des marchés doit se faire, sous peine de laisser de nouveau la porte ouverte aux excès.
Michael Dupuy | www.michaeldupuy.fr



























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