04.06.2009 | Ecrit par Michael Dupuy | Catégorie : Blog
Cela fait bientôt deux ans que les parisiens peuvent emprunter en libre service des vélos, via le système Vélib’. A travers un partenariat entre la Mairie de Paris et la société JC Decaux, des stations à vélo sont implantées un peu partout dans Paris.
Le service semble être apprécié par les parisiens, devant ce succès et sous la pression des communes environnantes, la Mairie a décidé d’étendre son réseau dans les villes aux alentours.
Ces derniers jours une enquête de satisfaction a été publiée et tout semble aller dans le meilleur des mondes. Petit hic, les villes périphériques ne semble pas avoir été prises en compte dans l’enquête car le service est très loin d’être au point malgré les 94% de satisfaction.
Un bon système
Vous pouvez vous promener dans la capitale librement sans avoir à prendre votre voiture ou le métro. Bien pratique pour aller à son travail lorsque l’on habite à proximité d’une borne de stationnement.
En vous abonnant pendant un an grâce à votre Pass’ Navigo pour 29 euros vous pourrez circuler dans les rues de Paris durant 30 minutes. Il s’agit du temps que vous avez pour circuler avec un vélo par cession. Toutes les 30 minutes vous devez donc déposer un Vélib’ dans une borne. Un temps largement suffisant pour circuler dans Paris.
Il est également possible de louer un vélo à la journée pour 1 euros, le principe reste le même que l’abonnement annuel, une location de 30 minutes par vélo.
Les bornes sont très bien positionnées à l’intérieur de Paris, ce qui vous permet d’avoir à chaque coin de rue la possibilité de déposer votre engin. Du moins dans Paris.
Ça se complique à la périphérie
Depuis sa création en 2007, le service Vélib’ compte plus de 50 millions de locations, 6 millions d’abonnements de courte durée et 170 000 à l’année. Un service qui connaît un certains succès mais qui est loin encore d’être optimal.
Si l’enquête de satisfaction montre un taux de 94% de personnes appréciant les Vélib’ c’est sans compter sur les banlieusards. Depuis l’implantation dans les villes environnantes, les bornes sont tristement vides.
Impossible de trouver un vélo à toutes heures sauf si vous avez la chance de tomber sur une borne fraîchement remplie par les très rares employés. Autant dire vous êtes condamnés à prendre le métro pour vous rendre en ville, et ensuite emprunté un vélo pour le ramener chez vous.
Il est toujours dommage de constater que certaines bornes sont désespérément vides alors que d’autres dans la capitale sont trop remplie, à tel point que vous ne pouvez pas reposer votre vélo.
La chance d’avoir un bon vélo
La désertification des Vélib’ en périphérie de Paris n’est pas le seul problème, un nombre important de vélos sont en mauvaise état. Il est très fréquent de tomber sur un Vélib’ à la roue voilée, aux freins usés et aux pédaliers déboités.
Nombreux sont les vélos crevés, avec une chaîne cassée, une roue pliée,… qui rodent dans les bornes et vous font croire durant plusieurs secondes, quand vous vous y rendez à pied, que vous allez enfin pouvoir les emprunter.
Triste constat de voir ces vélos dans un piteux état. La Mairie de Paris et JC Decaux ont d’ailleurs décidé de réagir en faisant appel au talent de Cabu, pour dénoncer les excès commis contre les Vélib’.
La Véliberté est un moyen agréable de découvrir Paris, d’éviter de prendre systématiquement le métro entre deux stations, de faire un peu de sport,… Le service s’étend rapidement ce qui est une bonne chose, mais il reste encore pas mal de points à retravailler, comme revoir l’organisation et le flux des bornes, veiller plus fréquemment au bon état des vélos.
Michael Dupuy | www.michaeldupuy.fr





























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