03.12.2008 | Ecrit par Michael Dupuy | Catégorie : Analyses
Le prix du baril de pétrole a connu une forte hausse suite à l’éclatement de la crise financière que nous traversons actuellement. En effet, cette matière première a joué le rôle de valeur refuge, permettant aux investisseurs de se précipiter à toute vitesse sur ce marché et de se protéger contre la violente baisse des places boursières mondiales.
Il s’avère seulement que la crise est profonde et entraîne un ralentissement économique et par conséquence une baisse de la consommation de pétrole. Mélanger à cela une réelle inquiétude des opérateurs boursiers et vous connaîtrez également un effondrement du prix de l’or noir.
Les inquiétudes concernant la propagation de la récession sont tellement grandes et la demande en pétrole devenant faible, malgré le resserrement désespéré des prix de l’OPEP, les investisseurs ont donc décidé de fuir le marché.
Cela se traduit par une baisse très poussée des prix, une chute de plus de 67% depuis les plus hauts historiques du mois de Juillet dernier.
Scénario confirmé
Nous allons à présent nous intéresser aux variations graphiques du prix du baril de pétrole à l’aide d’un tracé en chandelier japonais sur une échelle de temps en journalier.
Revenons auparavant sur ce qui a été dit lors de ma précédente analyse du pétrole le 08 Octobre dernier :
« La MM20 et la MMe150 possèdent à présent des coefficients directeurs négatifs et accompagnent la courbe dans son mouvement. Un premier palier à très court terme fait son apparition à 86 dollars, en cas d’enfoncement le prochain objectif se situe à 79 dollars. »
La courbe a bien connu une phase baissière et a rejoint rapidement les seuils que je vous citais ci-dessus en à peine moins d’une semaine.
La courbe est sortie à la baisse de son couloir baissier et a depuis formé une lourde phase baissière, accompagnée dans son mouvement par la MM20 et la MMe150.
Au niveau des indicateurs nous pouvons observer sur le DMI que les vendeurs sont en supériorité, alors que la Stocha pour sa part évolue dans sa zone de survente.
Une chute vertigineuse semble ramener la courbe vers les 40€ à court terme alors que nous sommes en plein hiver, période durant laquelle habituellement les prix ont tendance à flamber.
Graphiquement le pétrole a du mal à trouver une zone de plancher pour pouvoir stabiliser ses prix et ainsi assoir une phase de consolidation. On sera attentif à la réaction des investisseurs lors de l’annonce ou non de la BCE de baisser ses taux ce qui pourrait avoir un impact haussier sur les cours du prix du baril de pétrole.
Michael Dupuy | www.michaeldupuy.fr





























Par ailleurs, je pense qu’il serait plus juste de prendre les graphiques de ces 24 derniers moi, ce qui devrait donné un prix moyen entre 60-70 $ soit 45 €
Pouvais-vous me dire ou vous voyez que les prix vont flamber
Bonjour Clic,
J’ai parlé dans mes anciennes analyses de l’effet spéculation pour expliquer la hausse exponentielle du prix du baril de pétrole.
Dans ce cas là nous sommes face à un dégonflement des prix en pleine période hivernale dans un climat boursier tendu. Plusieurs facteurs s’entrechoquent et peuvent créer la confusion.
La Chine consomme moins alors que l’OPEP de l’autre côté baisse sa production ; les Banques Centrales baissent leurs taux alors que les sociétés revoient leur mode de consommation… beaucoup de cas qui s’opposent actuellement.
Je ne vois pas les prix flamber, bien au contraire comme je le dis dans l’analyse je vois les prix revenir sur les 40 dollars avec une réaction possible sur ces niveaux.
Cordialement,
Michael Dupuy
Par contre à ce niveau de 40$, c’est je pense un point d’entrée intéressant avec un objectif LT pour les sociétés effectuant du service autour du milieu du pétrole.
Bonjour Gully,
Le pétrole est bien revenu sur les 40 dollars comme je vous le disais dans l’analyse et un début de réaction haussière apparaît.
Il s’agit d’un seuil important et je partage votre avis sur le fait que les sociétés consommatrices risquent bien de passer à l’achat. Il ne serait donc pas étonnant de voir le prix du baril repartir à la hausse ces prochaines semaines.
Cordialement,
Michael Dupuy
bonjour Michael,
Ne pensez-vous pas avoir un excés d’optimisme en voyant un seuil à 40$?
Il me semble que en fonction de la conjoncture morose , de la chute vertigineuse de la production industrielle en ce mois de décembre et de la baisse de la consommation ,l’offre de petrole est toujours supérieur à la demande.
Tant que le cout de production sera inférieur au prix de vente,le petrole baissera parceque les pays de l’opep pris individuellement,ne veulent pas baisser leur quota et les pays consommateurs jouent là-dessus.
cordialement.
Philopat