11.05.2009 | Ecrit par Michael Dupuy | Catégorie : Analyses
La semaine commence dans le rouge à la bourse de Paris, poussée par Club Mediterranee, Nexity, Alten, Saint Gobain, Wendel, Scor Se, Nicox, EDF et Alcatel-Lucent. Peu de valeurs ont fini dans le vert, parmi elles, Faurecia, Remy Cointreau, BNP Paribas, Gemalto, Groupe Danone et Harmony Gold.
Les marchés financiers semblent réellement reprendre des couleurs, depuis l’éclatement de la crise et les nombreuses « catastrophes » financières de ces derniers mois. Les investisseurs retrouvent le moral et ce, malgré un climat qui reste très tendu. La grippe mexicaine, les faillites en pagaille et plus particulièrement aux Etats-Unis, la remontée du prix du baril de brut, et l’entrée en récession de nombreux états.
La France pour sa part revoie sa copie, et les chiffres annoncés par Mme Lagarde, faisant état d’un recul de la croissance de -2.5%, sont à présent estimés à -3%.
Un retour rapide ?
La crise que nous venons de subir débute réellement en 2000, lorsque le président de la Réserve Fédérale (FED) de l’époque, Alan Greenspan, décide de baisser les taux directeur US à 1%.
Nombreux sont les foyers américains à obtenir des crédits à des taux avantageux et ainsi à devenir propriétaire. Le marché de l’immobilier est soutenu et il connait une croissance régulière.
Le petit grain de sable qui va venir enrayer la machine n’est autre que les subprimes, ces fameuses parts de crédit adossé à la dette des foyers, et mélangés à d’autres produits financiers.
Les chiffres de la croissance, de nouveau positif ces dernières années, ont logiquement poussé la FED à remonter ses taux ce qui a participé à faire ralentir le marché immobilier.
Les prix devenant élevés et un secteur sous pression, n’auront pas manqué de faire exploser la bulle immobilière qui s’est créée. La propagation de la crise est fulgurante, avec une dévaluation des fameux subprimes, suite aux impayés des foyers américains contraints de céder leur maison.
Les produits financiers contaminés sont massacrés à la bourse et entraînent de nombreuses faillites, plus particulièrement les banques ayant tenté de profiter de l’aubaine qui s’est présentée à elles.
Lorsque les marchés se sont effondrés, les investisseurs ont vu leur centre d’intérêt migrer vers des marchés plus « sécuritaires ». Ils ont ainsi porté leur dévolu sur le marché des matières premières et ont crée un véritable tourbillon.
La spéculation a poussé le prix de l’Or noir sur les 150 dollars, ce qui a réellement été le coup de massue pour les consommateurs du monde entier, entreprises et simples consommateurs.
La crise immobilière s’est transformée en crise économique, qui s’est transformée en crise financière, pour devenir au final une crise de confiance des investisseurs.
Les liquidités se sont faits rares et les banques n’ont pas joué leur, en coupant et en asséchant le robinet des crédits, produisant un « credit crunch ».
La confiance semble revenir et l’on peut penser que d’ici la fin de l’année, les Banques Centrales et les états vont continuer à soutenir les banques en difficulté. L’effort sera de moins en moins important à fournir car une stabilisation s’opère dès à présent.
Les modèles économiques développés ces dernières années ont permis de créer rapidement des emplois et développer des sociétés à l’international. Couper court à cette crise aurait permis de limiter les dégâts et d’éviter une vague massive de licenciements et de faillites.
Malheureusement il semblerait que la réactivité et le manque de clarté a fait perdre beaucoup de temps. La reprise de 2003, suite à l’éclatement de la bulle internet de 2000, fut dynamique.
La situation peut s’avérer être similaire en 2010 étant donné que nous sommes face à de grandes restructurations mais que nous avons déjà opéré de nombreux changements. La spéculation s’est immiscée dans le débat et son écartement pourrait permettre un retour rapide.
Les banques doivent reprendre leur rôle de prêteur et rendre accessible aux entreprises les crédits, et une régulation des marchés doit se faire, sous peine de laisser de nouveau la porte ouverte aux excès.
Le pétrole repart à la hausse
Faisons un retour sur ce qui a été dit lors de ma dernière analyse du pétrole le 27 Avril dernier :
« La tendance reste haussière sur le pétrole, mais une résistance apparaît vers la MMe150, vers les 57.50$. Un nouvel élan haussier se prépare pour les prochaines semaines. »
Le mouvement haussier que je vous décrivais s’est déroulé, et le prix du brut s’est bien dirigé en direction des 57.50$ durant ces dernières semaines.
La courbe est sortie par le haut de son triangle de consolidation, pour se diriger rapidement vers sa moyenne mobile exponentielle 150 (MMe150), en rouge sur le graphique.
Au niveau des indicateurs, le MACD évolue au-dessus de la ligne du zéro et repart à la hausse, alors que le DMI pour sa part nous montre que les acheteurs sont en supériorité.
Nous entrons bientôt en période estivale, et les consommateurs du monde entier vont faire monter les prix suite aux déplacements annuels des vacances. Le rallye haussier d’été semble bien se préparer ce qui peut expliquer ce retour en forme du pétrole.
La tendance est haussière à présent avec en ligne de mire les 70 dollars comme prochain objectif. Une hausse limitée n’aura pas réellement d’impact négatif sur les indices internationaux, il faudra tout de même rester vigilant à ne pas revivre le même phénomène de spéculation.
Le CAC 40 est en forme
Revenons sur ce qui a été dit lors de ma précédente analyse de l’indice parisien dans la dernière Chronique du Lundi :
« Cela fait plusieurs semaines que je vous annonce un retour aux affaires de l’indice CAC 40, avec pour objectif les 3 250 points. L’indice semble aujourd’hui afficher clairement ses volontés, se diriger en direction de cette résistance. »
Contrat rempli pour l’indice parisien !
La barre des 3 250 points a bien été rejointe durant la semaine dernière, ce qui permet à la courbe de s’installer au-dessus de sa MMe150.
L’indice est soutenu à la hausse par sa moyenne mobile 20, en bleu sur le graphique, qui celle-ci trace une parallèle avec le nouveau canal haussier dans lequel évolue à présent le CAC 40.
Au niveau des indicateurs, nous observons que le MACD est bien orienté, alors que la Stocha pour sa part évolue dans sa zone de surachat.
L’indice parisien vient se reposer sur sa MMe150 après avoir enchainé près de 10 séances positives consécutives. Il en profite ainsi pour consolider, dans l’attente d’un nouveau mouvement haussier.
Une stagnation sur les 3 210 points est à envisager avant de repartir à l’attaque des 3 426 points.
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Michael Dupuy | www.michaeldupuy.fr




























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